EXPOSIT ION PHOTOGRAPHIQUE - 3 / 28 mars 2012
TIBET un peuple en sursis
Médiathèque Le Vilaren
Rue Dixmude à LESNEVEN
entrée libre
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l'Association
TIBET SOLIDARITE 29
vendredi 2 mars 2012, par
EXPOSIT ION PHOTOGRAPHIQUE - 3 / 28 mars 2012
Médiathèque Le Vilaren
Rue Dixmude à LESNEVEN
entrée libre
Par Anne-Sophie Faivre Le Cadre Observatrice
Edité par Gaëlle-Marie Zimmermann Auteur parrainé par Philippe Szykulla
Samedi dernier, les associations International Campaign for Tibet (ICT) et Free Tibet annonçaient l’immolation d’un quinzième Tibétain en l’espace d’un an. Cet évènement dramatique m'a remémoré mon séjour à Dharamsala, et le récit des familles d'émigrés tibétains dans lesquelles j'ai séjourné. Aujourd'hui, je ne puis plus les taire.
Manifestation de Tibétains en exil en Inde, contre la Chine en septembre 2011
Un peu d’histoire
Après l’invasion militaire chinoise du Tibet dans les années 1950, puis l'insurrection de la population tibétaine en mars 1959 contre l’occupant (et une annexion de fait), le quatorzième dalaï-lama, accompagné de près de 80.000 fidèles, s’enfuit.
Pour échapper aux violentes répressions,il demande l’asile politique aux pays voisins. Il trouve refuge en Inde, à Dharamsala, et y établit le gouvernement tibétain en exil.
Dharamsala, bourgade située aux contreforts de l'Himalaya, à 12 heures de route de New-Dehli et 1700 mètres d’altitude, est devenue la capitale mondiale de la culture tibétaine et le dernier phare de sa diaspora.
Au-delà de la frontière, l’anéantissement
Ce chemin d'exil qu'a pris le Dalai Lama, d'autres l'empruntent de jour en jour, encore et toujours. Beaucoup d’entre eux ont du traverser l’Himalaya pour échapper au joug du régime chinois. Au cours de ce terrible périple dans les glaces du toit du monde, tous ont perdu une part d’eux-mêmes.
Lhamo, qui a été mon guide au quartier général de l'association Free Tibet, a perdu l’usage de son œil droit au cours de la traversée, l’un des verres de ses lunettes s’étant brisé. Dawa, sa fille, âgée de quatre ans au moment des faits, a été la cible des gardes-frontières chinois.
Elle a reçu deux balles dans la jambe, et n’a pu être opérée à temps. Les médecins indiens qui l’ont prise en charge, trop tard, n’ont pu que l’amputer.
Lhamo et Dawa ne sont pas des cas isolés.
Tout promeneur, à Dharamsala, croisera sur son chemin des dizaines de ces exilés qui portent en leurs âmes et en leurs corps les stigmates d’une traversée dont beaucoup ne sont jamais revenus. L’on n'en vient à ne même plus s'en émouvoir, tant le nombre de victimes collatérales de l’invasion chinoise est élevé.
En Chine : l’obsession de l’éradication
Jamais je ne pourrai oublier le témoignage de cette femme qui m'a hébergée et nourrie pendant les quelques jours qu'a duré mon séjour à Dharamsala. Un soir, autour du feu, elle s'est assise, et elle a raconté.
Elle a raconté comment, de l'autre côté de la frontière, l'on pille, l'on chasse et l'on tue ceux qui ont le malheur d'être nés tibétains. Comment l'on emprisonne les nonnes et les moines qui refusent de préter allégeance au régime chinois.
Comment, dans la prison de Drapchi, à Lhassa, l'on affame, l'on bat, l'on viole au moyen de matraques électriques ces hommes et ces femmes dont le seul tort est celui de défendre la liberté.
Comment, dans les hôpitaux, l'on fait des nouveaux-nés tibétains des morts-nés en leur injectant de l'éthanol dans le crâne. Comment l'on avorte des femmes jusqu'au neuvième mois de grossesse.
Enfin, elle m'a raconté comment l'on avait stérilisé de force sa nièce de quatorze ans, ainsi que toute sa classe. Un médecin du gouvernement était venu au sein même du collège, et, entouré d'une meute de policiers, avait pratiqué l'intervention barbare à même le sol, sans la moindre anesthésie ni médication.
Ce récit surréaliste, j'aurai voulu ne pas y croire. Mais j'ai rencontré, au cours de mon voyage, des femmes qui portaient ces tortures en leur chair, pour les avoir vécues.
Paradoxes
Dharamsala, ville d'exil plus que ville de plaisir, est pourtant devenue un lieu touristique incontournable du nord de l’Inde. Miroir de la perte de toute une civilisation, elle est peuplée d'étranges paradoxes: les instituts de yoga et de méditation avoisinent avec des salons de piercing, ou des échoppes procurant les licencieux massages de petites prostituées de quinze ans.
Cependant, des dizaines d’occidentaux en mal d'exotisme y viennent chaque année pour revêtir le costume rouge et jaune des moines, et vivre, le temps de quelques semaines ou quelques années, l’expérience d’un engagement tout aussi spirituel que politique.
Des cars entiers de touristes venus du monde entier sillonnent la ville, le temps de quelques brefs sourires apitoyés égrenés sur quelques photos souvenir. Si d’aucuns peuvent voir en la présence de ces passagers une forme de voyeurisme malsain, au moins a-t’elle le mérite d’attirer l’attention et de faire connaître une civilisation en voie d’extinction.
La culture tibétaine devra-t ’elle paradoxalement sa sauvegarde au tourisme ? Ce dernier est-il une manière de contrer le génocide culturel dont elle souffre depuis des décennies, ou bien d’accélérer un processus d’acculturation, qui se fait autant par la milice chinoise que par le tourisme international ?
Nul ne le sait. Espérons au moins que les média, quand ils parleront à l’avenir du Tibet, le feront pour narrer une prise de liberté du peuple et non une énième immolation.
LF
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LF
Source : Avaaz.org
Il y a quelques jours, Palden Choetso sortit de son couvent, se couvrit d'essence et s'immola par le feu tout en plaidant pour un "Tibet libre". Elle décéda quelques minutes plus tard. Le mois passé, neuf moines et religieuses se sont immolés pour s'opposer à la répression chinoise grandissante sur le peuple tibétain pacifique.
Ces actes tragiques sont un appel à l'aide désespéré. Equipées de mitrailleuses, les forces de sécurité chinoises battent les moines et les font disparaître de force, assiègent les monastères et vont jusqu'à tuer les personnes âgées qui les défendent -- le tout souligne une volonté d'abolir les droits des Tibétains. La Chine interdit rigoureusement l'accès à la région. Mais si nous convainquons les gouvernements clés d'y envoyer des diplomates pour révéler l'ampleur des brutalités grandissantes, nous pourrions sauver des vies.
Nous devons agir au plus vite -- cette situation atroce est hors de contrôle sous la censure permanente. Nous avons observé de manière répétée que lorsque les diplomates eux-mêmes constatent les atrocités, ils sont motivés à agir et font monter la pression sur les responsables politiques. Répondons au cri tragique de Palden et lançons une pétition massive aux six dirigeants du monde ayant le plus d'influence à Pékin pour qu'ils envoient une mission au Tibet et condamnent la répression. Signez la pétition urgente:
https://secure.avaaz.org/fr/save_tibetan_lives_fr/?vl
Les Tibétains étouffent sous le joug chinois. Ils ne peuvent pratiquer leur religion librement -- le simple fait de télécharger une photo du Dalaï-Lama peut conduire un Tibétain en prison. Et la situation ne fait qu'empirer: des colonnes de troupes chinoises mènent un blocus des plus grands monastères et enrôlent des moines dans des programmes de "rééducation patriotique". Cette situation horrible est hors de contrôle.
Depuis le début de l'année, onze moines et nonnes se sont immolés, et à chaque manifestation la Chine resserre son emprise. Pour les Tibétains, les immolations sont des sacrifices très graves qui révèlent l'étendue de leur désespoir. Ils croient que commettre un suicide a un impact dévastateur sur le cycle de réincarnations et le ferait même reculer de 500 vies. Mais la situation du Tibet est si horrible que les moines et nonnes renoncent à leur rang dans ce cycle, espérant à la place attirer l'attention de la communauté internationale et obtenir la paix pour leurs frères et soeurs.
Le gouvernement chinois n'autorisera ni les journalistes ni les observateurs des droits humains à pénétrer dans la région -- il y a quelques jours, des journalistes de Sky News et de l'AFP ont été contraints de quitter le Tibet. Mais les diplomates peuvent demander d'y accéder avec succès. Et, comme nous l'avons vu récemment en Syrie, ils sont le meilleur moyen d'obtenir des rapports directement, de faire savoir à la Chine que le monde la regarde et d'entamer des tractations diplomatiques de haut niveau sur les droits humains des Tibétains.
Il ne tient qu'à nous de donner l'alerte mondiale. Si nous convainquons les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie, l'Inde, la France et l'Union Européenne d'envoyer une délégation maintenant, ils pourraient inciter la Chine à agir. Pas de temps à perdre -- signez la pétition urgente:
https://secure.avaaz.org/fr/save_tibetan_lives_fr/?vl
Les membres d'Avaaz soutiennent des projets qui brisent le black-out médiatique et défendent la culture et la liberté de culte des Tibétains. Mais la répression impitoyable de la Chine s'intensifie. Il est temps pour toute notre communauté de prendre position aux côtés de ces personnes pacifiques qui sacrifient leur propre vie au nom des droits fondamentaux. Montrons-leur que le monde ne les a pas oubliés.
Avec espoir et détermination,
L'équipe d'Avaaz
LF
Après avoir été montrée en 2010 à Brest, à la Maison de la Fontaine,
L'exposition "Tibet, un peuple en sursis"
sera visible à Plougastel Daoulas
du 26 septembre au 4 novembre 2011
Rencontrez l'association au vernissage
vendredi 7 octobre à 18h30
Espace Avel Vor
Route de la Fontaine Blanche Daoulas
29470 Plougastel
Entrée libre
Organisée par Tibet Solidarité 29 - tibetsolidarité29@free.fr- tel 06.18.85.13.16
Le 10 & 11 septembre 2011 - Lac Daumesnil - Bois de Vincennes.
Organisé par : La Maison du Tibet (association loi 1901) fondée en 1991. Sa mission est de sauvegarder et de faire connaître la culture tibétaine à Paris et en France. Elle apporte un concours actif à l’avenir du peuple tibétain. Elle œuvre tant dans les domaines culturel qu’humanitaire.
Plus d'informations : www.tibet-info.net
LF
Rappel :
Sa sainteté le Dalaï Lama enseignant le Dharma
Le programme se divise en deux parties :
Enseignements à Nantes en 2008
Cette visite dans le Sud-Ouest de la France représente pour les étudiants et pratiquants du bouddhisme comme pour toutes les personnes sensibles au message de Paix du Dalaï Lama une opportunité exceptionnelle de nourrir leur démarche en présence de Sa Sainteté
Les inscriptions sont closes depuis le 10 juin 2011, mais l’ensemble de l’événement sera diffusé en direct sur internet. La conférence publique sera aussi retransmise en direct sur un écran géant sous un chapiteau proche du Zénith. L’accès y sera gratuit.
LF
Selon une source tibétaine vivant en Inde, plus de 5 000 moines tibétains, nonnes et fidèles, défiant les ordres des autorités chinoises, se sont réunis du 15 au 24 juillet 2011 dans un monastère situé dans le sud-ouest de la province du Sichuan pour échanger sur la promotion des valeurs culturelles et l’unité nationale tibétaines. Le rassemblement - le quatrième d’une série de réunions régionales annuelles - s’est déroulé à Lithang Gonchen, principal monastère du Comté de Lithang, à Kardzé au Sichuan.
Cette réunion se déroule alors qu’une campagne de répression est menée par Pékin dans les zones à majorité tibétaine.
Les autorités chinoises avaient d’abord tenté de limiter le nombre de participants, mais finalement elles ne sont pas intervenues, même si les forces de sécurité sont restées campées à proximité,
tout au long de l’événement, a déclaré Atruk Tseten, député de l'Assemblée du peuple tibétain du gouvernement en exil, basé en Inde.
En plus des discussions à thème religieux, les participants ont entendu des échanges relatifs aux enjeux sociaux et culturels, y compris l’importance de préserver la langue tibétaine et l’unité
des Tibétains vivant dans les trois provinces traditionnelles tibétaines, l’U-Tsang, le Kham et l’Amdo - toutes dirigées par la Chine actuellement.
"Cela a eu un grand impact sur les jeunes Tibétains présents et aidé à maintenir leur identité en tant que Tibétains" a déclaré Atruk Tseten, citant des informations recueillies auprès
de responsables locaux et de participants à la réunion.
Au début de la réunion, des représentants du monastère se sont adressés aux laïcs tibétains présents, ne parlant qu’en tibétain, portant un costume tibétain traditionnel, et prélevant des amendes
sur ceux qui s’aidaient de mots chinois dans la conversation.
Les organisateurs de la réunion ont également découragé les fonctionnaires civils du siège du Comté de Lithang de pénétrer dans l’espace du monastère, disant : "Nous ferons certaines
choses que vous n’aimez pas", a rapporté Atruk Tseten.
"Et si vous venez, portez des vêtements tibétains appropriés et ne parlez qu’en tibétain ou taisez-vous", fut-il dit aux fonctionnaires.
Tseten fait remarquer que Lithang Gonchen, le monastère d’hébergement de la réunion de cette année, avait envoyé des invitations à plus de 100 autres monastères - à Kardzé et dans les Préfectures
voisines - et que 40 à 50 d’entre eux avaient envoyé des participants.
Les autorités chinoises avaient prévenu les organisateurs du monastère de Lithang que "pas plus de 1 000 Tibétains seraient autorisés à se rassembler".
Il leur a été répondu que les invitations avaient déjà été envoyées, et que personne ne serait refoulé.
Bien que les autorités aient cherché à empêcher la participation de moines du monastère de Kirti à Kardzé, une délégation de ce monastère était également présente.
Le monastère est toujours occupé et surveillé par la police, l’armée et les forces spéciales de police, à l’intérieur comme à l’extérieur, restreignant l’activité et le mouvement des moines.
Doinyo Dorje, 34 ans, moine du monastère de Kirti, a été condamné à trois ans de prison. Il est maintenant incarcéré dans la prison de Mianyang près de Chengdu, au Sichuan.
Trois autres jeunes gens ont été condamnés et sont emprisonnés à Mianyang, mais leurs noms ne sont pas connus.
Sources : www.tibet-info.net / Radio Free Asia, 27 juillet 2011
LF
Barack Obama et le Dalaï Lama, le 16 juillet 2011.
Quelques heures après la rencontre entre le dalaï-lama et Barack Obama, le ministère chinois des affaires étrangères a vivement critiqué samedi soir cette entrevue, estimant qu’elle « nuisait aux relations sino-américaines ». Selon la Chine, cet acte « constitue une ingérence grossière dans les affaires intérieures chinoises ». Le chargé d’affaires américain à Pékin a été « convoqué d’urgence » dimanche au ministère pour y entendre les protestations officielles de la Chine.
En prévision du courroux de la Chine, la Maison-Blanche avait annoncé au dernier moment la rencontre avec le dalaï-lama, qui s’est déroulée non pas dans le bureau Ovale – où sont reçus les chefs d’État – mais dans la Salle des cartes de la résidence, sans la présence de caméras et de photographes. Pékin avait demandé à ce que la rencontre soit annulée « immédiatement ».
LF
Après l'avoir présenté en 2010 à la Maison de la Fontaine, à Brest, Tibet Solidarité 29 est heureuse de vous montrer, à nouveau, l'exposition intitulée
réalisée à partir d'une sélection de photographies prises au Tibet sans les années 90, par la photographe belge Michèle Deneumoustier.
Juste un mot sur l'association Tibet Solidarité 29, elle a été créé il y a 2 ans , au moment des jeux olympiques de Pékin, depuis elle a notamment organisé la venue à Brest de Thupten Gaytso, le président de la communauté tibétaine en France, ainsi que celle de la réalisatrice du film « Tibet Clandestin », Agnès Fouilleux.
Vous êtes cordialement invité(e) à participer à son vernissage
le jeudi 19 mai à 18h30