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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 14:49

Chers amis,

Vous vous rappelez, le 6 avril, le Marathon de Paris, et notre initiative pour la défense des droits de l’homme en Chine : " Je cours mais sans piétiner les droits de l’homme ".

Vous vous rappelez, le 7 avril, le passage de la flamme olympique à Paris, la mise en quarantaine de milliers de drapeaux tibétains, la police française aux ordres des vigiles chinois, et les promesses de Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui, alors que l’on nous dit que tout est joué,
Aujourd’hui, alors que la soi-disant raison commande à chacun de ne pas nuire à l’envahissement de l’esprit olympique,
Aujourd’hui, alors que Monsieur Sarkozy représentera la France et l’Europe, le 8 août, à la cérémonie d’ouverture,

Nous vous présentons trois films courts que nous avons réalisés avec nos amis de Mémoire Magnétique, avec des dissidents chinois, des réfugiés tibétains, et de nombreux bénévoles d'ici et d'ailleurs, … auxquels s'est joint Reporters Sans Frontières.

Nous espérons que certains d'entre-vous voudront bien en être lesdiffuseurs les plus ardents.

Le Théâtre du Soleil.

http://www.theatredusoleil.fr/video-pekin2008/pekin2008-01.html
http://www.theatredusoleil.fr/video-pekin2008/pekin2008-02.html
http://www.theatredusoleil.fr/video-pekin2008/pekin2008-03.html

Voici des extraits de l’appel toujours d’actualité, que nous lancions, il y deux mois avec le Collectif Chine JO 2008.
La Chine était fiévreusement demandeuse de ces Jeux Olympiques 2008.
Elle n'avait rien promis, mais avait laissé espérer. On a fait semblant d'espérer. La Chine a obtenu les Jeux Olympiques 2008.
Maintenant elle exige furieusement notre aveuglement, notre surdité, notre mutisme, notre silence, bref notre complicité.

Cette complicité nous ne devons pas la lui accorder. Car, pour une fois, nous sommes en position de négocier et de faire entendre nos exigences à propos des droits de l'Homme en Chine et au Tibet occupé. En effet, les dirigeants chinois sont visiblement prêts à tout pour que la Fête soit sans nuages, sans ombres. Ils sont prêts à tuer pour cela. Au Tibet ils le font déjà avec une violence jamais atteinte depuis 1959. En Chine aussi ils font le ménage parmi les opposants. Un ménage impitoyable, un ménage sanglant. Ils comptent sur notre pusillanimité, et surtout sur notre vénalité. Nous n'avons jamais bougé ou si peu, pourquoi bougerions-nous cette fois-ci ? Et bien justement ça bouge, nous bougeons, nous voulons négocier : "Sommes prêts à échanger de beaux Jeux Olympiques paisibles contre le respect des droits de l'Homme en Chine et au Tibet. "

- Halte aux expulsions des citoyens chinois de leur logement ou de leur terre.
- Suspension des exécutions en Chine en vue d'aboutir à l'abolition de la peine de mort. (Il y a en Chine entre 8 et 10 000 exécutions par an. Un record absolu. Pas vraiment olympique.)
- Halte aux tueries au Tibet.
- Halte à la torture systématique partout en Chine et au Tibet.
- Dialogue avec le Dalaï Lama et le gouvernement tibétain en exil, sur une large autonomie de ce pays, vaste comme cinq fois la France.
- Halte au contrôle de l'information, y compris sur internet.
- Halte à la détention administrative, etc…

Pour cela il faut qu’il y ait au moins une menace crédible de boycott au moins de la cérémonie d'ouverture. Et ce n'est pas aux athlètes seuls que nous devons laisser ce redoutable honneur. Il nous revient à tous. Il faut que tous les citoyens français, les citoyens européens, exigent, disons, encouragent fermement leurs dirigeants politiques, leurs grands fonctionnaires, leurs grands industriels, leurs grands financiers à un peu de dignité, un peu de courage, un peu de solidarité humaine, un peu de respect des principes universels. Pas un dirigeant européen ne doit être présent à la cérémonie d'ouverture des Jeux, si, d'ici là, la Chine ne fait pas le pas tant attendu vers les droits de l'Homme. Sinon comment oserons-nous affronter les regards de tous ceux qui, en Chine, au péril de leur vie ou de leur liberté osent, eux, affronter la tyrannie du régime ? Que les dirigeants chinois sachent qu’ils sont démasqués et que cette fête, à laquelle ils tiennent tant, risque d'être gâchée… Bien sûr elle a beaucoup de clients parmi nous, la Chine, et surtout beaucoup de fournisseurs très intéressés, mais un individu, une nation, un peuple ne peut pas vivre seulement de clients et de fournisseurs, il lui faut aussi des amis. Les dirigeants de la Chine n’ont pas le droit de priver cet immense peuple de bientôt un milliard trois cent soixante millions de citoyens de tous les autres milliards d’amis qu’ils devraient avoir sur la terre. Et d'ailleurs ce serait sans joie que nous priverions ce peuple de la Fête Olympique. Donc, nous appelons tous les citoyens français à faire savoir au monde qu'ils ont les yeux ouverts, les oreilles aussi. Nous appelons tous les citoyens, sportifs ou non, à dire que leur amour du sport ne souffre pas le reniement des droits de l'Homme.


(Par le Théâtre du Soleil). www.theatredusoleil.fr

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 11:58

(Par le Président de la Communauté Tibétaine de France -Thupten GYATSO)

Tout a commencé depuis 2001, lorsque la Chine populaire est devenue le pays hôte des Jeux Olympiques de 2008, suite à une promesse faite par la voix de son représentant officiel à Moscou. Cet engagement chinois a été fait au vu et au su du monde entier, qui consistait à dire que "si la Chine allait être désignée comme le pays organisateur des JO de 2008, elle allait améliorer la situation de la liberté et des Droits de l'homme en Chine avant les JO." Alors, la Communauté sportive mondiale organisée autour de la structure du "Comité International Olympique" a donné à la Chine populaire l'opportunité d'organiser les JO en pensant que les paroles de la promesse chinoise seront suivies d’actes concrets en dépit de multiples protestations des organismes de défense des droits de l'homme dans le monde.

Nous sommes à dix jours des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin, et l’on s'interroge sur une série de problèmes que la Chine pose au Monde.

Si la Chine a tenue ses promesses relatives aux JO, ensuite, si la réalité de la situation générale tant bien sur le terrain de la liberté que sur celui des droits de l'homme, en Chine et au Tibet, sont conforment aux déclarations officielles ?

Quel usage va faire ce régime totalitaire des Jeux Olympiques de Pékin?

La réponse à ces interrogations va être forcément différente selon le point de vue adopté :


Pour les autorités chinoises (CCP) et ses courtisans étrangers animés par une attitude affairiste à tout prix, quelque soit la nature du régime et sa politique répressive contre ses propres citoyens, ces gens là, n’hésiterons pas à dire avec une certaine condescendance coloniale, que la Chine a fait beaucoup de progrès dans divers domaines, notamment en matière d’économie. Les indices des miracles de l'économie chinoise n'en manquent pas chaque année avec un taux de croissance extraordinairement élevé, et donc ils ne verront en Chine que le passage de l'atelier du monde au stade des marchés du consommateur chinois potentiel. Alors tout est bon pour plaire à "l'empire du milieu" en affirmant même que "le Peuple tibétain n'a pas de droit à la liberté, ni à la justice". Comme s'ils étaient en situation d'attribuer quoi que ce soit à quiconque. La phrase magique d'une formule toute fabriquée des courtisans de "la Cour impériale chinoise" est la suivante :
"la Chine a beaucoup évoluée depuis des décennies" sauf personne ne dit le contraire.


Pour les Tibétains, les défenseurs des Droits et des libertés dans le Monde, leurs préoccupations en tant que citoyens libres et lucidement engagés, portent justement sur la tournure de l'évolution de la situation chinoise et la direction inverse qu'elle prend face aux valeurs fondamentales de la démocratie, de la liberté ainsi que des Droits de l'homme. Etant donné que cette chine reste toujours gouvernée par un parti unique qui exercice une dictature depuis son accession au pouvoir en 1949. Les dirigeants de ce Parti unique n’hésitent pas une seconde à éliminer systématiquement tous les éléments opposants à son monopole des pouvoirs. Illustrations: les massacres de 1989 à Lhassa au Tibet, suivis par ceux de Pékin la même année, contre les étudiants chinois sur la place de Tien An Men. Surtout depuis le 10 mars 2008, pendant plusieurs mois, les manifestations tibétaines dans quatre vingt dix localités différentes, ont été réprimées sans merci, dans le sang, par le gouvernement chinois, dont le bilan des victimes tibétaines par balles réelles de l'armée chinoise s'élève en plusieurs centaines de personnes. Des milliers sont arrêtés du fait de la participation dans les manifestations pacifiques, sans parler de cas des disparus. Ce qui résume bien la situation actuelle du Tibet sous l'occupation chinoise. Le Tibet est en état de siège et fermé aux étrangers. Une population est persécutée par le pouvoir occupant chinois dans un climat de terreur absolu, et la ségrégation raciale contre les Tibétains est plus perceptible dans le secteur de l'économie locale où les Chinois se comportent déjà comme des colons en pays conquis. " Par ailleurs, la vie à Lhassa est rythmée sans cesse par des patrouilles militaires " témoigne un envoyé spécial du "Nouvel Observateur" qui s'est rendu récemment au Tibet.

La chasse est désormais, ouverte par le gouvernement chinois, aux dissidents chinois à la vielle des JO. A titre d'exemple: au début du mois de mai, l'arrestation de Monsieur Hu Jia à Pékin par la Police. Il ne faisait que dénoncer les excès des autorités chinoises dans le domaine des droits de l'homme, pour les chinois, et l'expulsion des populations indésirables (les travailleurs migrants pauvres). L'expropriation des propriétés privées sans aucune compensation du fait des abus des autorités corrompues. Les pétitionnaires de la campagne sont bannis à Pékin pendant les JO. Un déni total de justice et de liberté à la fois pour les Chinois en Chine et pour les Tibétains au Tibet. Par ailleurs, le lundi 28 juillet 2008, Amnesty International a sorti un rapport accablant sur la situation des droits de l'homme en Chine et au Tibet. Ce rapport souligne surtout d'une part, la gestion chinoise des crises politiques au Tibet, qui demeure inaccessible aux enquêteurs et aux journalistes du fait de la fermeture du Tibet suite aux événements de Mars dernier, et d'autre part, il précise que le gouvernement chinois exerce une répression accrue envers tous les opposants "sous prétexte des JO de Pékin ". Ces informations nous démontrent et prouvent bien les atteintes massives et dégradées aux droits et aux libertés individuelles par la politique de Hu Jintao contre la population chinoise et Tibétaine. Pourtant c'est lui qui va accueillir les JO de 2008 à Pékin non le peuple chinois. Ceci démontre bien que la Chine se moque à fond du Monde Olympique, de ses valeurs Olympiques, et les promesses chinoises restent des lettres mortes.


Quant à la situation des droits élémentaires au Peuple tibétain, la liberté commence par l'expression libre des opinions politiques de chaque personne humaine. Au Tibet non seulement les Tibétains sont privés de la liberté d'expression, mais aussi de la liberté de pensée, car c'est le gouvernement colonial qui décide l'éventail des sujets à penser et à ne pas penser etc. Un génocide sous nos yeux est en cours de perpétuation sous la responsabilité de Hu Jintao. Pendant que chaque pays va voir ses sportifs en train de gagner ou perdre un match, les Tibétains au Tibet seront torturés à mort, et les rafles vont se poursuivre, acheminées vers les déserts de Xinjiang (Goulag chinois) comme c'était le sort des Juifs d'Europe lors de seconde Guerre Mondiale. Ce triste spectacle, personne ne le verra à Pékin, sauf ceux qui subissent d'une manière ou autre.

Qu'est-ce que les autorités chinoises veulent montrer au Monde, lors de la cérémonie d'ouverture des JO à Pékin?

Sur le plan intérieur, ils vont étaler les biens faits que le Parti communiste a apporté au peuple chinois et au monde, à travers sa révolution perpétuelle en vertu de laquelle, la Chine régnerait par une harmonie, une prospérité où chaque chinois serait content grâce aux bienveillance du "Parti communiste". Ils veulent que le Monde voit la Chine communiste en grand, et composée d'une diverse nationale pour faire avaler sa politique d'assimilation des nationaux tibétains, mongols, et Ouighours. Ces nationaux seront relégués à des rôles passifs pour la décoration des JO. Cette mise en scène a pour fonction de faire oublier que la Chine est un empire créé par Mao à l'image de l’URSS après sa longue marche sanglante.

Surtout à cette occasion, sur le plan international, les autorités chinoises veulent affirmer au vu et au su du monde entier, un nouveau grand empire de l'Asie central qui doit être incontournable aux jeux de grande puissance mondiale. La Chine veut traduire ses succès économiques en une puissance politique mondiale qui se propose déjà comme un nouvel ordre mondial qui serait celui de "l'économie socialiste du Marché" et celui-ci ne demande pas du tout le respect de la personne humaine, ni sa dignité, ni sa liberté et ni ses droits. Ce qui compte, c'est de la productivité comme témoigne la méthode de formation des sportifs chinois, certains y voient un modèle à suivre et d'autres dénoncent cette méthode chinoise de l'entraînement chinois, comme un traitement réservé au bétail.

Chacun est libre de choisir son socles des valeurs et chacun peut avoir sa vision du monde. On ne peut plus dire qu'on ne savait pas ce que se passe au Tibet sous la répression chinoise pendant l'année olympique. C'est un moment propice pour notre humanité, d’implanter l'universalité de la liberté, de la solidarité et du respect de la vérité partout dans le Monde. Pendant la mascarade des JO de Pékin, n'oublions pas la souffrance du Peuple tibétain en quête de liberté et de justice.


Par Thupten GYATSO

LF

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 12:11
TIBET-CHINE

NOUVELOBS.COM | 22.07.2008 | 11:16

L'album "Songs for Tibet" sortira 3 jours avant l'ouverture des jeux Olympiques. Il a pour vocation "d'attirer l'attention sur l'importance du Tibet, les richesses de sa culture et la crise à laquelle le peuple tibétain est aujourd'hui confronté", souligne la fondation à l'origine du projet.

Le chanteur Sting (Ap)

Le chanteur Sting (Ap)

Des musiciens mondialement connus tels Sting, Suzanne Vega, Moby ou Alanis Morissette prêtent leurs voix au mouvement pro-tibétain dans un disque qui sortira à la veille des jeux Olympiques de Pékin, a annoncé mardi 22 juillet la Campagne internationale pour le Tibet.
Intitulé "Songs for Tibet" (Des chansons pour le Tibet), "cet album attirera l'attention sur l'importance du Tibet, les richesses de sa culture et la crise à laquelle le peuple tibétain est aujourd'hui confronté", a estimé Michael Wohl, l'un des artisans du projet, dans un communiqué.

Disponible le 5 août sur internet

Le disque sera disponible en téléchargement sur internet le 5 août, soit trois jours avant la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin. Il sera mis en vente dès la semaine suivante.
Michael Wohl, de la Fondation de l'art de la paix qui soutient le dalaï lama, a précisé que le calendrier de la sortie du disque ne devait rien au hasard : "On voulait exprimer notre soutien au peuple tibétain (...) à un moment où tous les regards de la planète seront tournés vers la Chine", a-t-il expliqué.
L'album, précise le site de la Fondation, sera composé de nouvelles compositions et de reprises, en version acoustique, de chansons déjà enregistrées.


LF
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 13:35
NOUVELOBS.COM | 26.07.2008 | 10:55

Le sénateur de l'Arizona a rencontré le chef spirituel tibétain dans le Colorado, alors que son rival est en tournée en Europe. Selon le dalaï lama, le candidat républicain a fait montre d'une "véritable préoccupation" pour les droits de l'Homme en Chine.

(Reuters)

 

(Reuters)

 

John McCain, candidat républicain à la présidence des Etats-Unis, a rencontré le dalaï-lama dans le Colorado et a invité Pékin au dialogue, alors que son rival Barack Obama était en tournée en Europe.
"J'exhorte les dirigeants chinois à engager le dialogue et à faire des progrès avec les représentants de Sa Sainteté pour répondre aux justes revendications du peuple tibétain", a-t-il déclaré, aux côtés du chef spirituel des bouddhistes tibétains.

"Véritable préoccupation"

"J'exhorte le gouvernement chinois à libérer les prisonniers politiques tibétains, à faire la lumière sur le sort des Tibétains qui ont disparu après les manifestations de mars et à s'engager dans la voie d'un dialogue significatif et d'une véritable autonomie pour le Tibet", a ajouté McCain.
Selon le dalaï-lama, le sénateur de l'Arizona a manifesté une "véritable préoccupation" pour la situation des droits de l'homme, de la démocratie et de l'environnement en Chine.
Son grand rival à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama, tentait d'ailleurs de se doter de la stature internationale dont bénéficie McCain en se rendant au Moyen-Orient puis en Europe, et notamment à Berlin où il a prononcé un grand discours sur le rapprochement entre les peuples.



aussi :
Le tibet sous la botte /
Le Nouvel Observateur / vendredi 25 juillet 2008

A Lhassa, les chauffeurs de taxi sont presque tous chinois, les cyclopousses presque tous tibétains : c’est un des signes les plus visibles de l’inégalité des statuts qui fait grincer les dents des Tibétains. Mais depuis l’écrasement de la révolte du 14 mars et l’imposition d’une loi martiale qui ne dit pas son nom, on n’entend plus la moindre plainte. Il faut être fou, ou inconscient, pour élever la voix. Ou ivre. C’est le cas de ce jeune homme qui prend un taxi un jour de juin, trois mois après les émeutes. Il vient d’une « bonne famille tibétaine », il est éméché et sans doute arrogant. Sûrement trop confiant dans l’entregent de son père, haut cadre du Parti. Il se répand en invectives contre ces Chinois qui se conduisent au Tibet comme en pays conquis. En temps normal, le chauffeur aurait fait profil bas, de crainte que le fils à papa ne le prive de sa licence. Mais les temps ont changé. Le petit taxi sichuanais s’arrête au premier carrefour et va se plaindre auprès des soldats postés là comme à tous les coins de rue. Les militaires foncent sur l’ivrogne. Malgré sa mise de golden boy de la nomenklatura, malgré le nom de son père qu’il hurle en chinois, ils le jettent sur le pavé et s’acharnent sur lui à coups de botte - jusqu’à ce que mort s’ensuive. Paralysée d’effroi, une foule immense a suivi toute la scène, sans un mot, sans un geste.

Mission accomplie. Tout Tibétain, du haut en bas de l’échelle, sait désormais qu’il risque la mort au moindre soupçon d’irrespect à l’égard de la puissance chinoise. Lhassa doit oublier la dangereuse audace des grappes de jeunes qui hurlaient d’excitation en arrachant les grilles métalliques de la Banque de Chine, qui caillassaient les camions militaires, incendiaient les commerces chinois et molestaient leurs boutiquiers. Après avoir passé en boucle à la télévision les images inouïes de ces jours de désordre et de rébellion, le pouvoir veut maintenant imprimer la terreur dans les esprits.

La présence militaire est écrasante, les contrôles d’identité incessants. Ne pas avoir ses papiers entraîne une arrestation immédiate, parfois une disparition définitive. Car la lutte contre les « éléments criminels » responsables des troubles de mars n’est pas terminée. Une liste d’émeutiers recherchés est toujours affichée sur des panneaux publics. Les contrôles visent surtout les grands gaillards aux cheveux longs, au teint cuivré, portant un rosaire au poignet, une turquoise au cou ou une dent en or : des Tibétains des hauts plateaux, qui ont fourni le gros des insurgés de mars. « La plupart sont renvoyés dans leurs bleds, souffle un habitant de Lhassa sous couvert d’anonymat. Ceux qui ont trempé de près ou de loin dans les émeutes sont arrêtés, torturés, déportés. Une amie chinoise, qui prenait le train quelques semaines après les événements, a vu des centaines d’hommes blessés, claudiquant, couverts de bandages sales, menottes, embarqués sur le train pour Xining. De là, ils auraient été envoyés au Sinkiang, où se trouvent les pires goulags de Chine. Les familles, des nomades ou des paysans illettrés, n’osent pas demander des comptes... »

Cette chasse au faciès a vidé les rues de Lhassa des impressionnants nomades couverts de bijoux qui faisaient tourner les moulins à prières. Surtout fuir toute ressemblance avec ces fiers Khampas qui ont osé se dresser contre les maîtres chinois. Exit la mode « ethnique » qui avait cours chez les jeunes branchés de Lhassa. « Plus personne ne porte les cheveux sur l’épaule : trop dangereux, explique un musicien avec un rire amer. On s’est tous rabattus sur la coiffure déstructurée qui a cours chez les modeux Chinois... » En priant pour ne pas s’attirer la suspicion des uniformes omniprésents.

On ne peut faire trois pas sans tomber, à chaque carrefour, devant chaque bâtiment officiel, chaque point sensible ou symbolique (stations d’essence, postes, banques, etc.), sur des groupes de soldats, l’air mauvais, déployés en éventail, fusils pointés vers l’extérieur, doigt sur la gâchette. Dans toutes les rues et ruelles, toutes les cinq minutes, une patrouille de militaires, visages fermés, tenue léopard et gants blancs, défile au pas. Des camions vert-de-gris sillonnent les avenues, exhibant leur cargaison de wujing (police armée) en attirail complet - casques, boucliers, matraques, fusils... Les nombreuses casernes qui entourent la ville sont-elles insuffisantes à loger cet afflux de troupes ? Les unités militaires venues du Sichuan avec leurs véhicules briqués, leur matériel dernier cri, occupent ostensiblement le Musée du Tibet, la Bibliothèque du Tibet, désormais fermés aux visiteurs.

A cette mise en scène qui vise à frapper les esprits s’ajoute la part immergée de l’iceberg : des milliers de mouchards, déguisés en citoyens ordinaires, en nomades, voire en moines, épient les conversations dans tous les lieux publics. « On ne dit plus rien de personnel, sauf aux amis très sûrs, dans des endroits très sûrs, avoue un Tibétain à mi-voix. Prenez la place du Jokhang, le temple principal : c’est le lieu le plus fliqué de la planète. » En effet, il suffit de lever le nez : à côté des caméras de surveillance classiques, les bâtiments qui bordent l’esplanade du majestueux coeur de Lhassa ont reçu de nouvelles caméras sphériques plantées au bout de longs bras horizontaux. Ce sont des fish eyes, capables de filmer à 360°. Le bruit court que des « micros-zooms » ont été installés, qui peuvent capter une conversation particulière à des dizaines de mètres de distance.

De quoi créer une paranoïa qui rappelle l’époque des pires persécutions staliniennes. Les gens simples sont ainsi persuadés que les Chinois disposent de moyens techniques fabuleux. « Quand les fouilles des maisons ont commencé, ma nounou m’a confié en pleurant qu’elle avait détruit les deux photos du dalaïlama qu’elle possédait, raconte une intellectuelle . Pourquoi ne pas les avoir cachées ? Parce qu’elle avait entendu dire que les Chinois avaient une torche spéciale qui bipait et détectait les photos du dalaï-lama les mieux dissimulées... »

Cette terreur extrême, frôlant l’irrationnel, explique peut-être en partie l’absence de photos de la répression. Certes, lors des fouilles, des contrôles, les forces de l’ordre ont spécifiquement recherché les images, épluchant les ordinateurs, les cartes à mémoire des mobiles, saisissant tout ce qui avait trait aux événements de mars. Mais il faut aussi compter avec l’autocensure : « Si quelqu’un a eu le courage défaire des photos des tués, il lui en faut encore plus maintenant pour ne pas les détruire. Quant à essayer de les faire sortir, ce serait de l’héroïsme », affirme-t-on sous le manteau. Toute personne en possession de la moindre image « sensible » est traitée comme un criminel.

Tous les touristes, y compris les touristes chinois, doivent respecter la consigne : pas de photos qui fâchent. Les agences habilitées à recevoir des visiteurs étrangers se sont engagées auprès du Bureau du Tourisme à surveiller étroitement leurs clients : « Pas de photos de militaires, ni de policiers. Pas de photos de bâtiments détruits pendant les émeutes. Ne faites pas de photos d’un quelconque incident, un quelconque heurt entre la population et les forces de l’ordre, insistent les guides. S’il vous plaît, respectez les ordres, nous sommes responsables de votre conduite. »

A ce jour, la stratégie est payante : aucune image n’a transpiré des tueries de mars, ni des arrestations massives qui ont suivi. Quant à celles de l’occupation militaire actuelle, elles se réduisent à quelques photos volées. Le 25 juin, la Chine a pourtant annoncé la réouverture du Tibet au tourisme. En fait, seuls de rares voyageurs indépendants sont admis. Quant aux journalistes accrédités, théoriquement bienvenus, on les empêche systématiquement de s’y rendre. Le Tibet est la seule province de Chine dont l’accès soit subordonné à un permis spécial - aux conditions désormais draconiennes : séjour limité à six jours ; visites et trajets prédéfinis ; guide, chauffeur et même véhicule désignés à l’avance et impossibles à modifier... Ici, les touristes sont surveillés comme le lait sur le feu.

« Jusqu’aux JO, il ne faut pas espérer autre chose que cette ouverture en trompe-l’oeil, estime le patron d’un café privé. Une concession à l’opinion publique internationale, aussi factice que la prétendue reprise du dialogue avec les émissaires du dalaï-lama. » La Chine, à l’évidence, cherche à gagner du temps au Tibet. Mais dans quel but ? Que va-t-elle faire après les JO ? Remédier enfin aux causes réelles de la colère tibétaine ? Ou, comme le redoutent les habitants traumatisés de Lhassa, déclencher « la répression finale » une fois l’attention du monde détournée ?

Ursula Gauthier
Le Nouvel Observateur

LF
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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 10:15

BREST 2008
 


Ps : Un grand merci au voilier, ainsi qu'à l'auteur de la photo.

LF
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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 09:08

par la communauté tibétaine

Appel à une mobilisation massive des Citoyens actifs pour une manifestation nationale du 8 août 2008 sur le parvis des Droits de l'homme au Trocadéro à Paris à 13h

afin de dénoncer la mascarade des "Jeux Olympique" de la Honte de Pékin et les répressions chinoises dans le Tibet occupé au mépris des normes du Droit International : de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale du Tibet.

Le Tibet est passé sous l'occupation chinoise depuis 1950, un an après la création de "l'Empire du Milieu" à l'image de "l'URSS et alors, le peuple tibétain mène une résistance pacifique qui est guidée par les principes de la non violence ainsi que celui de la vérité pour un Tibet tibétain, libre et démocratique.

Le but principal de notre mobilisation à l'occasion de l'ouverture des JO à Pékin, est de montrer au Monde entier que depuis les événements du 10 mars 2008 le Tibet reste toujours fermé au monde extérieur et le gouvernement chinois applique une politique de terreur en déployant son armée dans les trois provinces tibétaines d'U Tsang, Amdo et du Kham. Les Tibétains du Tibet sont traité comme moins que rien par le pouvoir occupant qui est très violent et arrogant vis à vis des Tibétains résistants.

Depuis trois mois, le gouvernement chinois vient de mettre en place un nouveau type d'impôt de dix yuan chaque jour en destination de toutes les familles tibétaines pour nourrir les soldats chinois qui sont présents dans tous les endroits concernés par des manifestations tibétaines. Les arrestations arbitraires et les enlèvements sont quotidiennes pour les Tibétains du Tibet.

Une campagne massive de dénigrement et de diffamation contre Sa Sainteté le Dalai Lama est renforcée dans les monastères et dans les régions reculées du Pays. Les autorités chinoises obligent les Tibétains sous la contrainte de dénoncer leurs Chef d'état et chef spirituel : Sa Sainteté le Dalai lama comme étant "un séparatiste."
Pour que le Monde entier connaisse la vérité, nous invitons tous les journalistes du Monde entier à se rendre au Tibet pendant les JO de Pékin dans toutes ses provinces afin de faire des reportages.

Il va de votre devoir en tant que journalistes de révéler à l'opinion mondiale la situation réelle du Tibet sous l'occupation chinoise en toute objectivité comme la Chine s'était engagé pour favoriser les conditions du travail des journalistes et respecter la liberté d'action des journalistes. Donc ça sera une occasion pour tester la conformité des actes des autorités chinoises par rapport à leurs déclarations officielles.

A travers cette journée d'action des citoyens libres, nous réclamons les points suivants : l'arrêt immédiat des violences chinoises au Tibet, l'ouverture du Tibet aux enquêteurs internationaux ainsi qu’ aux journalistes et enfin l'engagement de Monsieur Hu Jintao de manière sincère et concrète dans un dialogue direct avec Sa Sainteté le Dalai Lama, afin de trouver une solution politique bilatéralement satisfaisante à la question du Tibet.

Soyons nombreux et unis pour dénoncer les atrocités du Régime totalitaire chinois responsable des crimes contre l'humanité et de génocide au Tibet.

LF

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 11:04
la réaction du Comité de Soutien au Peuple Tibétain à l’annonce de Nicolas Sarkozy - “La décision de Nicolas Sarkozy de se rendre à Pékin pour l’ouverture des Jeux olympiques, si elle se contentait d’être motivée par le choix de ne pas pratiquer la "politique de la chaise vide" et la volonté de s’exprimer devant le peuple chinois, serait défendable. Ce n’est pas le cas. Le président de la République avait en effet pris l’engagement devant les Français de lier cette décision à la reprise d’un dialogue véritable entre le gouvernement chinois et le Dalaï Lama. Ce dialogue n’a pas eu lieu, au dire même des envoyés du Dalaï Lama. La partie chinoise, qui n’a cessé de poser de nouvelles conditions innacceptables, poursuit ses attaques diffamatoires contre le Dalaï Lama dans les medias officiels, durcit sa répression sur le terrain (déportation de moines dans la région de Lhassa, arrestations, tortures). La politique de la France, au lieu d’aboutir à l’ouverture et au dialogue encourage le statu quo répressif et la surenchère. Une surenchère exprimée avant même l’annonce officielle de la décision française par les déclarations inadmissibles de l’ambassadeur de Chine à Paris, dictant sa conduite à Nicolas Sarkozy et menaçant la France en cas de rencontre avec le Dalaï Lama. [1] Enfin on ne peut que s’étonner que le président français s’engage au silence sur toutes ces questions, comme il l’a fait à Hokkaido,pour les six mois à venir, et ce face au représentant d’un pays qui au dire même de François Fillon "n’est pas une démocratie" (RTL, le 9 juillet). Les Français et leurs élus sont en droit, et ils le feront, d’exiger - comme s’y était engagé Nicolas Sarkozy - le suivi transparent et démocratique de ces questions et la rupture avec une politique malencontreuse vis-à-vis de la Chine marquée par le silence, la crainte et le renoncement. L’esprit d’ouverture, le respect réciproque et la fidélité à ses principes devraient marquer cette nouvelle politique”. Pour le CSPT, Jean-Paul Ribes, le 9 Juillet 2008 Sources : AFP, CSPT, PE, 9 juillet 2008
TIBET : "La France doit être plus ferme à l'égard de Pékin"

En tant qu’ami "de la Chine et du Tibet", Louis de Brossia, sénateur UMP de Côte d’Or et président du groupe d’information du Sénat sur le Tibet, met en garde Pékin. "Quelle que soit la réussite des JO, le monde regarde la Chine à travers une toute petit focale : le Tibet". A ce sujet, il attend "plus de fermeté" de la part de la France, "bien trop polie" à l’égard du géant chinois.
Voir en ligne : LExpress.fr

Pascale
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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 08:10
Paris, le 09 juillet 2008.
Lettre ouverte à  Monsieur le Président de la République,

Au nom de "la Communauté Tibétaine de France et ses Amis", je sollicite votre attention concernant l'urgence de la situation au Tibet, compte tenu des répressions chinoises, suite aux manifestations pacifiques des Tibétains à l'encontre du pouvoir occupant chinois.

Malgré une pression concertée de la Communauté Internationale, la situation au Tibet demeure sous une répression continue depuis le 10 mars dernier et l'armée populaire dite de
" libération" a encerclé environ quatre vingt dix localités tibétaines concernées par les manifestations pacifiques. Les arrestations arbitraires et les exécutions sommaires sont quotidiennes pour les Tibétains du Tibet, en raison de leurs refus de soumission aux ordres chinois.

Nous souhaitons vous informer que lors de la septième rencontre entre les émissaires de Sa Sainteté le Dalai Lama et les autorités chinoises, aucun progrès n'a pas été enregistré sur la question du Tibet.

Du côté des autorités chinoises, non seulement, elles ont tout fait pour éviter d'aborder le vrai sujet dont l'enjeu est la survie et l'existence même de la Nation tibétaine, mais encore, la Chine mène une campagne massive de dénigrement et de diffamation contre Sa Sainteté le Dalai Lama en l'accusant " d'être séparatiste ou bien de saboter les jeux de Pékin", ce ne sont purement et simplement que des mensonges pour faire durer le problème du Tibet sans le résoudre pour autant.

A la lumière de l'annonce de votre décision de participer à la Cérémonie d'ouverture des Jeux Olympique, le 8 août prochain, nous souhaitons que vous parliez du problème du Tibet  avec votre homologue chinois Monsieur Hu Jintao. Les trois mesures concrètes qui pourraient apaiser la situation au Tibet, seraient la cessation immédiate de la répression chinoise, l'ouverture du Tibet aux enquêteurs internationaux et aux journalistes indépendants, et enfin, l'engagement de Monsieur Hu Jintao dans un dialogue direct avec Sa Sainteté le Dalai Lama sur l'avenir politique des six millions de tibétains.

Nous souhaitons que vous receviez  Sa Sainteté le Dalai Lama quand il viendra en France.


Veuillez agréer Monsieur le Président de la République, l'expression de ma haute considération.

Thupten GYATSO, Président de "la Communauté Tibétaine de France et ses Amis".

LF

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 15:46
Leçon d'éducation civique appliquée à l'usage de nos enfants...

Si tu vois un de tes camarades raquété et violenté sous tes yeux
Surtout gardes les bien baissés
Car tu pourras ensuite aller quémander quelque subside aux gros bras
Tu pourras même te joindre à leurs ré-JO-uissances
Tu comprendras alors comment ils considérent aussi ceux qui ne disent mot...

Pascale
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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 16:04

 Mesdames et Messieurs les Ministres des Affaires Européennes

Les six prochains mois seront une occasion pour l'Europe de faire avancer certains chantiers qui peuvent permettre de lui donner une meilleure lisibilité dans l’opinion publique européenne .
A l'approche des J.O. de Pékin, une tâche s’impose également : poursuivre les efforts entamées et s’engager, aux cotés du Dalaï-lama, à convaincre Pékin d’adopter une politique d’ouverture et de compromis.
Sur place, la situation reste très préoccupante : la région est toujours placée sous hautes surveillance et l’annonce de sa réouverture aux étrangers est problématique. Procès expéditifs et disparitions se poursuivent tandis que des équipes de « rééducation patriotique » sévissent dans les monastères de toutes les régions du Tibet. Lorsque le rideau sera retombé sur les Jeux de Pékin, Il est à craindre que la répression des autorités chinoises aille en s’amplifiant, comme le font prévoir les propos menaçants de M. Zhang Qingli, le maître chinois du Tibet.

L’Europe a-t-elle du mal à adopter une position commune sur le dossier Tibétain ?

Elle a déjà pris position, bien que timidement, sur la crise : outre les démarches diplomatiques habituelles, les 27 Etats membres ont adopté 3 déclarations sur le Tibet dont une conjointe le 10 juin avec les Etats-Unis.

Le Président de la Commission européenne a fait part de ses préoccupations sur la question tibétaine au plus haut niveau politique lors de sa dernière mission en Chine, et le Parlement européen s’est impliqué très activement sur ce dossier en organisant plusieurs auditions et en adoptant le 10 avril une résolution forte sur le Tibet, soutenue par pas moins de 590 députés européens.
Ces réactions, quoique bienvenues, sont encore insuffisantes pour réellement peser sur le cours de l’histoire. L’Union Européenne dispose pourtant de nombreux outils pour aborder de manière plus claire et déterminée, la question tibétaine. Parmi les initiatives à prendre en considération on peut citer :
  •  l'adoption d'une position commune européenne sur la participation des chefs d’Etat et de gouvernements à la cérémonie d’inauguration des Jeux le 8 août. Cette participation pourrait se régler, comme l’a proposé Mr Nicolas Sarkozy, nouveau président de l'Union, sur une évaluation précise du contenu des derniers contacts sino-tibétains; l'ouverture des portes du Conseil de l’Union européenne au Dalaï-lama en l’invitant par exemple à une réunion des 27 Ministres des Affaires étrangères comme le proposait Mr Bernard Kouchner, Ministre des affaires étrangères françaises, pour qu’il y présente le projet d’autonomie qu’il souhaite pour le peuple tibétain;
  • la proposition que l’Europe joue un rôle de facilitateur dans le dialogue entre les représentants tibétains et chinois en offrant son assistance aux deux parties, les aider à surmonter leurs obstacles et procéder à une évaluation régulière de l’état des discussions grâce à un groupe de contact ouvert à la participation de partenaires non-européen; la nomination au niveau européen d'un représentant spécial pour le Tibet comme il en existe pour d’autres pays ou régions du monde qui traversent des crises (Moyen - Orient, Afghanistan, région de Grands lacs, Soudan…);
  • l'échange des informations de manière régulière et la coordination de la position sur le Tibet avec les autres partenaires internationaux clés (Norvège, Suisse, Etats-Unis, Canada, Japon, Australie…);
  •  la sortie de sa torpeur du dialogue entre l’Union européenne et la Chine sur les droits de l’homme, dont la prochaine édition se tiendra en novembre à Pékin;
  • le maintien du Tibet à l’ordre du jour européen, tant qu’une solution n’est pas trouvée et cela jusqu'à sa mise en place sur le terrain.

Il est temps pour l’Union Européenne de mettre à profit son expérience dans la prévention et gestion des conflits et les talents de ses diplomates chevronnés pour aider le Gouvernent de Pékin et le Dalaï-lama à mettre en place une véritable autonomie au Tibet qui sauvegarde ce qui reste de cette culture et civilisation millénaire.

avec le concours de :

Mr  Jean Paul Ribes, Co-fondateur du Comité de soutien au peuple tibétain (Paris)
Mr 
Vincent Metten, Directeur européen pour International Campaign for Tibet (Bruxelles)


Pascale


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  • : Comité de Soutien au Peuple Tibétain (29)
  • : Parce qu'il est urgent d'agir pour: le peuple tibétain,la richesse de sa culture, les enseignements exceptionnels véhiculés par de grands érudits,les messages d'humanité de sagesse et de compassion,le symbole de paix suscité à travers le monde. Quelques volontaires ont décidé de créer un Comité de Soutien au Peuple Tibétain" (Dpt 29) appelé Tibet Solidarité 29
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