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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 18:17
Premier Congrès des Tibétains en exil en Europe.


Le premier Congrès tibétain en Europe aura lieu à Bâle, en Suisse, du 11 au 12 Octobre 2008. Le Congrès fournira une plate-forme pour les Tibétains vivant en Europe pour discuter des responsabilités politiques et des défis, ainsi que la façon dont la religion et la culture tibétaines peuvent être préservées et mises en pratique en Europe par les Tibétains en exil.
Plus de 125 délégués tibétains issus de 14 pays européens seront présents à ce premier Congrès témoignant de l’importance que les Tibétains en Europe y attachent.


Le Congrès qui devait initialement être inauguré par Sa Sainteté le Dalaï Lama 
sera désormais présidé par Kalon Tripa Samdhong Rinpoche. L’absence de Sa Sainteté le Dalaï Lama est profondément regrettée par les Tibétains en Europe.

- "Néanmoins, compte tenu de cette période critique dans la lutte non-violente pour la liberté à laquelle le peuple tibétain est confronté actuellement, le Comité directeur du 1er Congrès tibétain en Europe a décidé de le maintenir comme prévu", a déclaré Chugdak Koren, du Comité directeur du 1er Congrès tibétain en Europe.
- "Nous sommes très heureux que Kalon Tripa Samdhong Rinpoche (le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil) ait gracieusement accepté notre invitation pour être le conférencier principal pour ce Congrès, comme initialement prévu", dit M. Karma Pangring, le Président de la communauté tibétaine en Suisse et au Liechtenstein, et également Président du Comité directeur pour le Congrès.


Source :
Phayul, 1er octobre 2008
Par Rédaction Tibet info (JMB)

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 11:30
"Notre monde est le reflet de notre esprit perturbé, il est temps de réduire notre agitation intérieure et de faire naître sagesse et compassion.
Nous pouvons éviter les extrêmes que sont la culpabilité et le "je m'enfoutisme" :
C'est le problème des américains /  des dirigeants politiques / du matérialisme des autres...
C'est exactement cela la souffrance de notre existence et nous sommes tous responsables, nous en avons crée les causes.
C'est nous qui devons changer et non pas l'autre...en réduisant notre égocentrisme et en prenant conscience des lois qui nous régissent comme celle de la causalité mais aussi de l'impermanence."
Guèn Kelsang Lhamo
"La souffrance peut aussi avoir des effets positifs et la peur peut générer autre chose qu'une psychose.

La nature de l'impermanence est telle que :

Tous biens et toutes richesses accumulées
Finalement s'épuisent;
Tout ce qui a été érigé finalement s'écroule;
Tout ceux qui se sont rencontrés finalement se séparent;
Tout ce qui est né finalement meurt;

Ce qui est élevé est abaissé;
Ce qui est en bas vient en haut;
Le riche devient pauvre;
Et le pauvre riche;
L'ennemi devient ami,
L'ami ennemi...

Il n'est rien dont la nature ne soit impermanente.
Prendre pour permanent
Ce qui n'est que transitoire
Est comme l'illusion d'un fou."
Kyabjé Kalou Rinpoché

Pa

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 18:32
de : www.tibetan.fr / et Agora vox Le média citoyen

De nombreux Tibétains en exil en France préfèrent ne pas parler aux médias, par crainte de la surveillance chinoise.
Thupten Gyatso, président de la communauté tibétaine de France, a accepté de rencontrer Tohu Bohu. Témoignage exclusif.


 Y a-t-il beaucoup de Tibétains en exil ?

Non pas vraiment : il y a environ 150 000 Tibétains en exil, et plus de 6 millions au Tibet. La plupart des émigrés vivent en Inde, au Népal et aux Etats-Unis, où ils sont plus de 20 000. En France, nous sommes seulement 500, presque exclusivement à Paris. Les premières familles sont arrivées dans les années 60. Elles fuyaient la répression qui a suivi la première grande révolte tibétaine. L’immense majorité des Tibétains en exil sont des réfugiés politiques, même si quelques-uns sont venus en France pour les études ou pour se marier.

 

Comment vous sentez-vous ici ?

La France nous a très bien accueillis. Comme partout en Occident, nous disposons d’un important « capital sympathie ». Je crois que nous portons avec nous un « univers spirituel » et une culture qui séduit sur toute la planète, même en Chine. C’est aussi pour cela qu’il n’y a pas de racisme envers les Tibétains, et particulièrement en France où nous sommes très peu nombreux. Mais nous ne nous sentons pas chez nous ici. Nous avons beau être des gens plutôt ouverts et avoir tissé des liens avec les Français, notre pays : c’est le Tibet. Quel que soit le pays, l’exil est dur à supporter. Nous manquons de lieux de réunion et de culte à Paris. Actuellement, seul un centre bouddhiste nous accueille à Levallois : alors chaque jour de prière, nous cavalons. Pour que la culture tibétaine en France soit préservée sur le long terme, nous avons absolument besoin d’un lieu de culte fixe.

 

La communauté est-elle soudée ?

Oui, pour plusieurs raisons. Nous sommes peu nombreux et concentrés à Paris. Les Tibétains ici travaillent tous dans la restauration, l’hôtellerie ou encore le commerce de produits tibétains. Mais surtout, c’est le malheur qui nous rassemble. Nous sommes souvent amenés à nous voir pour échanger des informations sur la situation dans notre pays. Nous nous retrouvons aussi lors des manifestations, même si certains ne viennent pas, par peur d’être repérés par les services secrets chinois et de ne plus pouvoir se rendre au Tibet voir leurs proches. Mais, de plus en plus, les Tibétains témoignent à visage découvert, même au Tibet ! C’est extrêmement courageux de leur part.

 

Quels sont les contacts avec le Tibet ?

Il y en a très peu. Aujourd’hui encore, le Tibet reste une prison à ciel ouvert. Les régions où ont eu lieu les manifestations de février sont toujours coupées du monde, tout comme la ville de Lhassa. Dans les autres régions, les communications fonctionnent, mais elles sont constamment surveillées par le gouvernement chinois. Pour nous donner des nouvelles, nos familles se rendent donc dans les cabines téléphoniques des grandes villes chinoises, ce qui coûte très cher.

 

Gardez-vous l’espoir de retourner au Tibet à moyen terme ?

C’est plus que de l’espoir ! Nous avons la conviction que le Tibet sera un jour libre et que les Tibétains pourront vivre leur culture autrement que dans la diaspora. Maintenant que les jeux Olympiques en Chine sont terminés, la pression de l’opinion publique a diminué car les médias parlent moins de nous, mais nous gardons confiance dans la stratégie du Dalaï-Lama. Sa politique de non-violence et de respect de l’adversaire permettra certainement de faire reculer l’occupation chinoise dans les années à venir.


Propos recueillis par Jérôme Laniau 

                                                                                                                                                                                    LF

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 18:52

Par Claude B.LEVENSON /
http://carpediem.pellnet.ch/claudelevenson/

Newsletter fin septembre 2008

 

LE TIBET TRINQUE, LES CHINOIS DECHANTENT …

 


Les nouvelles ont du mal à passer, mais les informations qui filtrent par des sentiers
cachés indiquent toutes le durcissement prévisible, la répression et la peur, des heurts parfois. Les images de " J’ai 20 ans et je vis à Lhassa ", passé sur France2, en témoignent à l’envi, la capitale tibétaine vit bel et bien sous une loi martiale qui n’ose pas dire son nom. D’autres sources plus lointaines rapportent que le 24 septembre, au monastère de Kirti dans le comté de Ngaba en Amdo, une cinquantaine de moines se sont fait méchamment tabasser pour avoir osé demander des explications au bureau voisin de la sécurité, après qu’un des leurs, nanti d’un permis de sortie, rentrait au monastère et a été brutalement frappé en passant le barrage policier installé à demeure devant l’enceinte. L’incident s’est soldé par quatre moines à l’hôpital, sérieusement amochés. Voilà qui en dit long sur l’ambiance dans les territoires tibétains, devenus une vaste prison à ciel ouvert dont il n’est pas facile de forcer l’entrée.


Les civils ne sont guère mieux traités que la communauté monastique. En ville, que ce
soit Lhassa ou Shigatsé, voire du côté de Siling ou Tsétang, les quartiers tibétains sont sous haute surveillance, couvre-feu imposable et imposé à la moindre apparence d’incartade. Dans les campagnes, les manoeuvres militaires succèdent aux mouvements de troupes – à telle enseigne que quelques rares journalistes qui tentent l’aventure n’hésitent pas à comparer la situation sur place à celle prévalant dans des " zones de guerre ". Et malgré les obstacles accumulés, un reporter de la BBC rapportait le 25 septembre que des Tibétains dans le sud du Gansu expliquaient la récente flambée de protestations par le ras-le-bol d’être continuellement opprimés, la volonté de respect de leurs droits fondamentaux bafoués, et leur espoir déterminé d’un retour du dalaï-lama. Sans doute cela n’a-t-il rien à voir, mais la terre continue régulièrement de trembler du côté de l’Himalaya.


Dans le même temps, les Tibétains de l’exil se retrouvent à Dharamsala pour une vaste
consultation en une réunion extraordinaire afin de tenter de faire le point six mois après les événements de Lhassa et avant une nouvelle rencontre, prévue en principe pour octobre, entre émissaires du Dalaï-Lama et représentants officiels chinois. Peu d’illusions à ce sujet, mais la lancinante question de comment trouver le moyen de résoudre cette quadrature du cercle, le régime chinois ayant relancé une vigoureuse campagne de " rééducation patriotique " tous azimuts dans l’ensemble du territoire tibétain, parallèlement à une campagne non moins virulente en direction de l’étranger contre le Dalaï-Lama sur lequel il déverse des tombereaux d’injures.


Un nouveau " Livre blanc "
Comme si cela ne suffisait pas à dessiller des regards décidément délibérément aveugles, la Chine publie à grand renfort de publicité sur la toile un nouveau " Livre blanc " sur la protection et le développement de la culture tibétaine. Une lecture édifiante, vivement recommandée à quiconque n’est pas encore familier de la langue de bois chinoise.
De toute
manière, il est toujours bon de connaître le point de vue adverse. Ce nouvel opuscule vise explicitement à " réfuter les critiques sur le prétendu génocide culturel au Tibet. "


De 10h36 le 25 septembre à 16h13, les affirmations officielles se succèdent, chiffres
et exemples à l’appui : le patrimoine culturel du Tibet est efficacement protégé ; la création artistique et littéraire au Tibet est entrée dans une époque très favorable ; la Chine respecte la liberté des croyances religieuses des Tibétains ; l’apprentissage, l’emploi et le développement du tibétain sont garantis par la loi ; les us et coutumes du peuple tibétain sont respectés et protégés ; l’enseignement du tibétain est généralisé au Tibet ; le tibétain est utilisé au cours des actions en justice ; le standard international de la codification du tibétain a été approuvé ; la Chine assure une protection convenable des monastères et temples, des reliques et des monuments historiques ; pour s’achever à 17h03 sur un péremptoire " la proclamation ‘d’autonomie culturelle du Tibet’ avancée par le 14e dalaï-lama est un complot politique. "
Qui donc en douterait ?


Passons sur le langage qui renvoie à plein nez celui de l’époque de la révolution
culturelle de sinistre mémoire pour relever une observation tout à fait secondaire, même si à la réflexion, elle peut sembler révélatrice. Sur le site " Les nouvelles à travers la Chine et le monde " (agence officielle Xinhua) où l’on récolte toutes ces perles, sur la page à 14h10 résumant le contenu dudit livre blanc, dans la marge gauche apparaît une petite photo ainsi légendée : " Hu Jintao appelle au développement de l’APL " (Armée populaire de libération) et dessous, un cliché montrant la rencontre de Yang Jiechi et Condolezza Rice. Les pages suivantes, de 15h13 à la dernière, s’ornent de deux photos de Wen Jiabao, le premier ministre (face avenante du gouvernement, celui qui s’excuse des scandales et prend soin du sort des victimes) réaffirmant sur fond de tribune des Nations unies " l’engagement de la Chine au développement pacifique " et appelant au " renforcement des relations sino-américaines ". Voir malice dans cette succession d’illustrations relève sans nul doute d’un mauvais esprit.


En revanche, sur un autre site, le ton change, et un espoir, ténu comme tous les
  espoirs, renaît : une Chinoise, professeur à l’Académie cinématographique de Pékin, s’interroge publiquement sur sa réaction face au scandale du lait frelaté : " Que puis-je dire ? Que pouvons-nous dire ? Suis-je en train d’attendre que d’autres disent ce qui n’a pas été dit ? En regardant autour de moi, je vois nombre d’amis piégés comme moi dans le silence. Aussi tourmentés, sans voix. Ou bien sommes-nous trop choqués pour parler ? " Suit une analyse percutante sur le silence imposé, l’impuissance d’agir dans le contexte de ce régime. Et l’interrogation cardinale pour conclure : " Parler ou ne pas parler, telle est la question. C’est une question difficile adressée à notre jugement. Mais ce que nous avons perdu, c’est notre capacité de poser des jugements moraux fondamentaux. " Le jour où la Chine s’éveillera…


Et juste pour finir, un post-scriptum au récent poème de Woeser, trouvé un peu plus
tard que son texte sur le site Ragged Banner Press, cette intrépide au grand coeur qui n’a pas froid aux yeux, qui se permet d’insister : " Ce fut mon plus bref séjour à Lhassa, et je n’ai pas eu d’autre choix sinon partir. Mais il y a encore quelque chose que je veux dire : Vous avez les fusils. J’ai une plume. " Tout est dit. Hommage à cette flamme de liberté.

mailto :

claude.levenson@gmail.com

                                                                                                                                                                                        LF

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 14:26
Dans l'émission sagesses bouddhistes de ce dimanche, SS Dalaï Lama parle d'un changement qui doit s'opérer au niveau de chaque individu avant de s'opérer au niveau de l'Etat.
Nous sommes dans l'ère des marchands, et pour chacun de  nous, sommes nous  vraiment prêts à nous passer de l'immense marché chinois ?
D'autant que le "made in China" a de beaux jours devant lui avec les prisons et camps qui se sont beaucoup remplis ces derniers temps,  de main d'oeuvre défiant toute concurrence.
Les Droits de l'Homme sont chez nous devenus les droits de profiter de toute situation, en gardant les yeux bien baissés surtout.
Quelle leçon d'éducation civique venons nous de donner à nos enfants, auxquels, aucunes de nos condradictions n'échappent  (voir l'article "l'ère des marchands").
Cela nous présage un bel avenir !
C'était une des recommandations de SS Dalaï Lama : de faire des efforts pour une vision à long terme.
Difficile quand on garde les yeux résolument baissés !
Mais même avec une bonne motivation, il faut l'analyse, l'expérience empirique et surtout pour une motivation sincère,  la confiance profonde de la compassion.
Pa
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 20:22

France2/ Les chemins de la Foi/ Sagesses Bouddhistes
Interview de sa Sainteté le Dalaï Lama (1/2)
Diffusée le 28 septembre


Pour voir la vidéo intégrale, cliquez sur le lien :

http://programmes.france2.fr/les-chemins-de-la-foi/index.php?page=article&numsite=42&id_rubrique=44&id_article=2810

                                                                                                                                                                           LF

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 22:12
"Cultiver des pensées bienveillantes, même à l'égard de ceux qui nous font du mal, est la clef du bonheur ultérieur.
C'est l'essence de la non-violence.
Entretenir des pensées de frustration, de rancoeur ou de haine ne peut que nous conditionner à souffrir davantage.

C'est par la pensée que nous interprétons le monde qui nous entoure, et donc par elle que nous jugeons, que nous éprouvons plaisir et peine, désir et aversion.
La pensée a un grand pouvoir : elle préside à tous nos actes volontaires.

Un instant de colère ne saurait faire de quelqu'un un enemi permanent !
Le seul enemi tenace, c'est cet attachement et cette identification compulsive à nos pensées et à nos émotions, au "je pense donc je suis".
Du fait de la causalité des actes, la réalisation du bonheur personnel ne peut passer par le malheur d'autrui.

La satisfaction immédiate des désirs et des besoins personnels fortement encouragée par nos sociétés marchandes, n'est, aux yeux du bouddhisme, qu'un aveuglement prometteur de davantage de souffrance.

Il s'agit avant tout, de calmer l'agitation mentale coutumière, puis d'observer avec lucidité les contenus mentaux et les passions pour se libérer de leur emprise.

Renoncer à tout acte nocif, être vigilant à nos actes, paroles, pensées :"Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas que l'on vous fasse".

Commentaire de textes de Philippe Cornu, Président de l'Université Bouddhique européenne
Pa
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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 11:21

RSF : départ de Robert Ménard
(publié le : 27/09/2008 /la boussole 74)


Ce vendredi Robert Ménard, fondateur et secrétaire général de Reporter Sans Frontières, a annoncé qu'il quitterait mardi ses fonctions à la tête de cette association avec le sentiment du devoir accompli.
Il sera remplacé par Jean-François Julliard. A 35 ans celui-ci travaille depuis une dizaine d'années aux côtés de Robert Ménard. Ce dernier a commenté sa décision en expliquant qu'à 55 ans, il avait envie de faire autre chose et souhaitait trouver une autre façon de continuer le combat pour les droits de l'homme et la liberté de la presse. Il a toutefois assuré qu'il continuera de militer au sein de RSF dont il a été nommé président d'honneur.
L'un de ses derniers combat aura été celui mené à l'occasion des jeux-Olympiques de Pékin en faveur des droits de l'Homme, des prisonniers politiques et bien sûr du Tibet.
Robert Ménard part en laissant une organisation devenue indispensable et dont la notoriété n'a jamais été aussi forte. 

Interview Lepoint.fr
www.lepoint.fr/actualites-societe/interview-menard-je-ne-vais-pas-m-arreter-de-militer/920/0/277592
                                                                                                                                                                                       LF

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 20:51
FIN DE CONVALESCENCE / Le dalaï lama reprend ses activités
NOUVELOBS.COM | 25.09.2008 | 10:43


Après un mois de convalescence, le dignitaire religieux a repris ses cours en public à raison de deux sessions par jour. En revanche, ses voyages en Allemagne et en Suisse sont toujours annulés.


(c) Reuters

 

Le dalaï lama, chef du bouddhisme tibétain, a repris ses activités jeudi 25 septembre à Dharamsala dans le nord de l'Inde, où il vit en exil, après un mois de convalescence à la suite d'une hospitalisation, a annoncé son gouvernement. Le lauréat 1989 du prix Nobel de la paix, âgé de 73 ans, a recommencé à dispenser ses enseignements religieux dans son temple bouddhique. En revanche, ses voyages en Allemagne et en Suisse prévus à partir du 10 octobre avaient été annulés il y a une dizaine de jours.
"Sa Sainteté se porte très bien. Il reprend ses cours en public aujourd'hui à raison de deux sessions par jour", a déclaré à l'AFP le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, Samdhong Rinpoche.



"Gène abdominale"


Le dignitaire religieux avait été hospitalisé pendant quatre jours à Bombay (ouest de l'Inde) début septembre pour une "gêne abdominale" et une "très grande fatigue". Il en était sorti en "bonne forme", mais avec l'obligation de prendre du repos et d'annuler tous ses engagements à l'étranger.
Ces derniers mois, profitant des jeux Olympiques en Chine, le dalaï lama a multiplié les déplacements à l'étranger pour sensibiliser la communauté internationale à la "violation des droits de l'Homme" au Tibet, surtout depuis les troubles à Lhassa en mars. L'état de santé du dalaï lama, qui vit réfugié en Inde depuis 1959, est surveillé comme celui d'un chef d'Etat.


Coup de fil de Bush


Le président américain George W. Bush lui avait téléphoné mardi, inquiet de son état de santé et pour lui exprimer sa "grande estime", selon la Maison Blanche. "Le président Bush l'a appelé parce que Sa Sainteté avait prévu de le rencontrer ce mois-ci en Amérique latine", a expliqué Samdhong Rinpoche.
Considéré par la majorité de son peuple comme l'ultime rempart contre la politique de la Chine au Tibet, il est une icône en Occident mais la bête noire de Pékin qui l'accuse d'être un séparatiste, sous le couvert de religion.
Chef religieux, mais aussi homme politique pragmatique, il a renoncé depuis longtemps à l'indépendance de son pays et opté pour une diplomatie dite de la "voie moyenne" consistant à réclamer une large "autonomie culturelle" du Tibet, envahi par la Chine en 1950.

(Avec AFP)

                                                                                                                                                                                         LF
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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 20:16


24.09.08 | 13h02

Afficher l'image Hu Jia et sa femme avant son arrestation
Hu Jia et sa femme avant son arrestation





Le Nobel de la paix pourrait être attribué cette année à un dissident chinois pour rappeler à Pékin ses obligations en matière de droits de l'Homme après la réussite des JO, ont estimé des experts norvégiens mercredi, à environ deux semaines de l'annonce officielle.


"Le prix ira enfin cette année à un dissident chinois", a estimé Stein Toennesson, directeur de l'Institut de recherche pour la paix d'Oslo (PRIO), qui fait de Hu Jia, "peut-être avec sa femme", le favori.


Comptant parmi les voix les plus critiques du régime communiste, Hu Jia a été condamné en avril à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion du pouvoir de l'Etat.


Un total de 197 personnes et organisations, dont l'identité est un secret bien gardé, sont en lice cette année pour le prix de la paix qui sera décerné par le comité Nobel le 10 octobre.


"Après la réussite des JO cet été, la RPC (République populaire de Chine, ndlr) devrait être suffisamment mature pour accepter un tel prix sans se hérisser", a ajouté M. Toennesson, lors d'une rencontre avec la presse étrangère à Oslo.


Selon les défenseurs chinois et étrangers des libertés, les jeux Olympiques, d'abord perçus comme la promesse d'une amélioration de la situation des droits de l'Homme, n'ont pas apporté le changement espéré.


"Pendant les Jeux, on a assisté à beaucoup de répression, à une manière très immature de manier les droits de l'Homme et la démocratie, en essayant de censurer les journalistes", a renchéri Janne Haaland Matlary, professeur de politique internationale à l'Université d'Oslo.


Dans le passé, Geir Lundestad, l'influent secrétaire du comité Nobel qui compte cinq membres désignés par le Parlement norvégien, a déclaré que "tôt ou tard, il faudra que l'on s'attaque à la question chinoise".


Un prix à un dissident serait d'autant plus pertinent, selon les experts, que la remise du Nobel, le 10 décembre --anniversaire de la mort d'Alfred Nobel--, coïncidera jour pour jour avec le 60ème anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.


"Un autre candidat pour un prix lié aux droits de l'Homme pourrait être un Russe" sur fond de crise dans le Caucase, a ajouté Mme Matlary. "C'est clair: la politique intérieure russe est loin d'être démocratique".


Selon les experts, un prix à la Russe Lidia Ioussoupova, une avocate qui répertorie les violations des droits de l'Homme en Tchétchénie, pourrait être un hommage posthume à Anna Politkovskaïa, journaliste russe très critique du Kremlin, assassinée en 2006.


Parmi les outsiders figurent aussi le bonze vietnamien Thich Quang Do, promoteur de la démocratie dans le pays communiste, le chef de l'opposition au Zimbabwe Morgan Tsvangirai, aujourd'hui Premier ministre, et l'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.

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Extraits Biographie sur Wikipédia

Hu Jia
a choisi pour religion le bouddisme tibétain en 1989, durant les manifestations de la place Tian'anmen. Il a commencé à s’engager publiquement au début des années 1990. Diplômé en économie, il devient membre de la Brigade du yak sauvage, une ONG qui défend les antilopes tibétaines en danger de disparition du fait d’un braconnage toléré par les autorités chinoises et de l’organisation de chasses fort lucratives au Tibet
.
Sa femme, Zeng Jinyan, a été désignée par Time Magazine comme l'une des 100 personnalités de l'année 2007. En 2006, elle a rencontré en Inde le XIVème Dalaï Lama.

Le 3 avril 2008, Hu Jia a été condamné à 3 ans et demi de prison pour incitation à la subversion du pouvoir de l'état, l'acte d'accusation lui reproche d'avoir diffusé des phrases comme celle ci  : « J'ai vraiment honte que notre pays soit régi par cette sorte d'organisation, et estime qu'elle ne vivra pas plus de cent ans ; Si elle ne se désintègre pas, elle sera rapidement transformée comme la dernière dynastie, le parti communiste devrait mourir de sa mort naturelle». L'association Reporters sans frontières a qualifié la condamnation à une telle peine de « provocation » à l'approche des JO de Pékin.

Le 21 avril 2008, sur proposition du groupe des verts, le Conseil de Paris a fait de Hu Jia un « citoyen d'honneur » de la ville, le même jour que le XIVème Dalaï Lama.
...


Dans un article paru sur son blog et daté du 10 septembre 2007, Hu Jia écrivait :
« Tout le monde devrait savoir que le pays qui va bientôt accueillir les Jeux olympiques est un pays où il n’y a pas d’élections démocratiques, pas de liberté de religion, pas de tribunaux indépendants ni de syndicats indépendants. Il interdit les manifestations et les grèves. C’est un État où la torture et la discrimination sont fréquentes et qui a recours à un vaste système de police secrète. C’est une nation qui viole les normes relatives aux droits humains et la dignité humaine, et qui n’est pas prête à remplir ses obligations internationales. »


                                                                                                                                                                            LF

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Présentation

  • : Comité de Soutien au Peuple Tibétain (29)
  • : Parce qu'il est urgent d'agir pour: le peuple tibétain,la richesse de sa culture, les enseignements exceptionnels véhiculés par de grands érudits,les messages d'humanité de sagesse et de compassion,le symbole de paix suscité à travers le monde. Quelques volontaires ont décidé de créer un Comité de Soutien au Peuple Tibétain" (Dpt 29) appelé Tibet Solidarité 29
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