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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 15:22

 
à partir d'un mail de Damien

 



Palden Gyatso est l'un des plus célèbres anciens prisonniers politiques tibétains.

Palden Gyatso est né 1933 à Pa-Nam, dans le district de Gyangtsé, au  Tibet central.

A l’âge de dix ans, il décide de devenir moine. Et à l’âge de seize ans, il quitte le monastère de  Drépoung pour se rendre dans la capitale tibétaine,  Lhassa.

Lors du soulèvment dsu peuple tibétain le 10 mars  1959,  Palden Gyatso participe à la révolte du peuple Tibétain.

 

Le livre ''Le feu sous la neige'' et le documentaire ''Fire Under The Snow'' retrace  notamment ce qu'il a vécu au Tibet sous l'occupation chinoise, et au cours de ses 33 années passées dans les prisons et les camps de travaux forcés au Tibet, victime de la torture et de traitements inhumains.

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Palden Gyatso est un modèle de sagesse et d'humanité malgré l'épreuve atroce infligée par le Régime communiste chinois. À près de 77 ans il continue d'oeuvrer pour que le Peuple tibétain recouvre sa liberté.
 

 



Je m'appelle Palden Gyatso. Je suis originaire du Tibet. Mon pays a été envahi par le Pouvoir communiste chinois. Là-bas les droits humains du Peuple tibétain sont totalement bafoués.

Un bref rappel: en 1959, le Gouvernement chinois a essayé de porter atteinte au Dalaï-lama. Le 10 mars 1959, les Autorités communistes ont invité le Dalaï-lama à leur camp militaire de Lhassa, en précisant qu'il devait venir sans gardes du corps ni escorte de sécurité. La population tibétaine s'est alors inquiétée pour le Dalaï-lama. À l'époque je vivais à Lhassa et, comme une multitude de Tibétains, je suis descendu dans la rue pour protester et essayer de protéger le Dalaï-lama. Beaucoup d'entre nous se sont joints à cette manifestation pacifique pour affirmer haut et fort au Gouvernement chinois qu'il n'avait aucun droit de rester au Tibet, et que le Tibet appartenait aux Tibétains. Nos protestations et notre manifestation étaient non-violentes.

Suite à cette manifestation pacifique, j'ai été arrêté et mis en prison en 1959 par les Autorités chinoises. Combien de temps ai-je été emprisonné? En tout j'ai subi trente trois années de détention, en prison et en camp de travaux forcés.

 

Si j'ai pu sortir de prison au bout de 33 ans de détention ce n'est pas du tout grâce au Pouvoir chinois. C'est seulement parce que de nombreuses organisations non gouvernementales et associations de défense des droits humains s'étaient mobilisées en ma faveur depuis 1983. Grâce au travail de ces organisations de défense des droits de l'homme, j'ai pu être libéré en 1992.

Durant ces 33 années en prison, entre les mains du Pouvoir chinois, j'ai souffert quantités de sévices et on m'a infligé toutes sortes de tortures. Notamment je me souviens des années 1961 à 1963 où les prisonniers mouraient faute de nourriture: j'estime que 70% des prisonniers sont morts de cette famine organisée (*).

 

En détention, on nous soumettait à de terribles travaux forcés. On nous traitait vraiment comme des animaux, en nous imposant les mêmes labeurs qu'à des bêtes de somme. Nous avions des quotas de production à respecter: en cas d'échec c'était la torture. Et ce n'était pas seulement des coups qu'il fallait supporter mais de réelles tortures dont celles infligées avec des matraques électriques: après nous avoir déshabillés entièrement, ils prenaient des bâtons électriques - prévus à l'origine pour le bétail – et nous les appliquaient sur tout le corps. Pour les détenus hommes ils nous les introduisaient même dans la bouche, etc.

Auparavant, pour mes conférences à l'étranger j'avais l'habitude d'apporter certains de ces instruments de torture (*), dont ces bâtons électriques pour le bétail. Mais il est devenu très difficile de voyager avec ces objets, alors j'en montre des photos.

 

En prison à Lhassa, on m'a infligé des électro-chocs en m'enfonçant un bâton électrique dans la gorge. Toutes mes dents sont tombés suite à ces tortures. C'était en 1990. Désormais je dois porter une prothèse dentaire, réalisée lors de ma venue en Angleterre en 1995 (suite à ma libération en 1992), grâce à Amnesty International qui a pris en charge ces frais médicaux.

 

À l'écran, vous pouvez me voir sur ces photos prises au moment de mon premier voyage à l'étranger. J'étais alors beaucoup plus maigre, et mon état de santé était très préoccupant. En plus je n'avais plus de dents à cause de la torture.

 

Vous avez désormais une meilleure idée des tortures et des souffrances que les détenus se voient infliger au Tibet.

Mais pourquoi ais-je moi-même été soumis à ces traitements? En fait je ne représentais pas un danger particulier: je n'étais qu'un moine bouddhiste résidant au sein d'un monastère et se consacrant à ses pratiques bouddhistes. Mais le Régime chinois n'en a cure. Il n'a pas le moindre égard pour les droits humains. Et leur répression s'applique à tout le monde, y compris aux gens ordinaires et aux simples religieux.

 

Pour revenir aux tortures, ils ont aussi utilisé les matraques électriques sur des religieuses bouddhistes. Ils s'en sont servis pour violer des nonnes tibétaines. On ne vous raconte pas d'histoire sur nos tortures: ce sont des faits réels et prouvés.

 

Je vous décris tout cela pour vous donner une idée de la façon dont le Pouvoir chinois traite les prisonniers au Tibet. Mais les Tibétains ne sont pas les seuls à être torturés ainsi par le Gouvernement chinois: c'est aussi le cas pour les prisonniers adeptes de Falun Gong par exemple. Ainsi on trouve toutes sortes de personnes jetées en prison et soumises à la torture.

 

Et tout cela se poursuit encore aujourd'hui. Par exemple, en 2007 deux religieuses tibétaines, emprisonnées respectivement pendant 13 ans et 8 ans, ont pu s'échapper du Tibet après leur sortie de prison et parvenir en Inde. Elles ont alors témoigné elles-aussi de leurs tortures par bâtons électriques, etc. Encore une fois, il ne s'agit pas que des événements liés au passé:

Ces tortures se perpétuent encore aujourd'hui au Tibet !


Le Gouvernement chinois déclare à toutes occasions qu'il respecterait les droits de l'homme au Tibet; ils répètent aussi qu'après 50 ans tout irait parfaitement bien au Tibet; ils disent même que les Tibétains y seraient très heureux... Ils envoient des délégations partout dans le monde pour dépeindre l'image de Tibétains aux conditions de vie soi-disant merveilleuses au Tibet!

 

Récemment j'ai eu l'occasion de croiser l'une de ces délégations chinoises à Londres. Ils expliquaient comment ils avaient soi-disant « libéré » les Tibétains. Ils prétendaient qu'après 50 ans, les réformes démocratiques étaient des plus florissantes...

 

Alors, je leur ai dit: « Si tel est le cas, si les Tibétains sont si heureux, pour quelles raisons les Tibétains protestent-ils donc? Pourquoi descendent-ils en masse dans la rue pour manifester? Encore aujourd'hui en 2009, après plus de 50 années, pourquoi les Tibétains continuent-ils toujours à se révolter... ? »

Imaginez un chien qui a été capturé, et qu'on maltraite. S'il réalise qu'il ne peut plus s'échapper, alors à coup sûr il n'hésitera pas à faire volte-face. De même, il ne reste plus aux Tibétains que la révolte, en désespoir de cause. Mais notre soulèvement a été réprimé avec une extrême violence.

Sa Sainteté le Dalaï-lama a déjà déclaré maintes et maintes fois: « Nous ne revendiquons pas l'indépendance du Tibet. Nous ne demandons qu'une autonomie effective ». C'est ce qu'il répète depuis de nombreuses années, en disant que les Tibétains accepteraient de vivre au sein de la Chine. Des délégations tibétaines ont été envoyées en Chine, avec des Représentants du Dalaï-lama. Mais on les a ignorés; personne ne les a vraiment écoutés. Pourtant, malgré toutes ces années, nous continuons à affirmer que nous pourrions vivre ensemble, et que nous accepterions la domination chinoise.

 

En dépit de tous ces efforts, le Gouvernement chinois persiste à opprimer violemment les Tibétains. Ils pensent qu'en tuant des Tibétains, qu'en se débarrassant même de tous les Tibétains, ils pourraient résoudre le problème...

Mais, tous ces gens qui ont protesté, qui ont manifesté pacifiquement contre le Gouvernement chinois, ils refusent de vivre sous le joug chinois. Ce que nous réclamons, c'est que « Nous voulons être libres. Nous voulons que nos droits humains soient respectés. Nous voulons être respectés en tant que Tibétains ».

Je suis persuadé que les aspirations des Tibétains pour la liberté restent si vives que notre lutte ne peut que perdurer.

 

Je crois qu'on ne pourra pas gagner cette liberté par des moyens violents. On ne peut recouvrer nos libertés par la violence. J'ai moi-même toujours protesté pacifiquement. J'estime qu'il est très important de s'en tenir à des méthodes non violentes.


J'aurais tellement d'autres choses à vous dire au delà du mon temps de parole, mais vous pouvez trouver plus d'informations dans le témoignage écrit distribué à la conférence. Cependant je voudrais vous apporter les précisions suivantes :

 

Souvent les gens disent qu'il n'y aurait plus d'espoir pour le Tibet, mais je ne suis pas d'accord! Je crois vraiment qu'il y a de l'espoir. Notre luttons depuis maintenant 50 ans - et même plus de 50 ans - et avant d'aboutir notre lutte peut très bien prendre encore 100 ans, ou même 200 ans.

Le peuple juif, par exemple, a vécu longtemps, très longtemps même, sans patrie. Et à travers le monde, il y a encore beaucoup de peuples qui vivent sans patrie.

 

Je reste persuadé que nous serons en mesure de regagner notre patrie. Nous pouvons en effet maintenir notre lutte pendant encore de longues années, car nous avons la vérité et la justice de notre côté. Nous bénéficions aussi du soutien de très nombreux amis partout dans le monde: des organisations non gouvernementales, les associations de soutien au Tibet, les organisations de défense des droits humains, Amnesty International, etc.

 

Je pense que nous devons aussi tendre la main au Peuple chinois lui-même, parce que la lutte des Tibétains n'a aucun grief envers les simples citoyens chinois, mais seulement contre le Gouvernement communiste chinois. Nous n'avons rien contre le Peuple chinois. Nous éprouvons même de la sympathie pour le Peuple chinois, car nous sommes un peu comme eux. Nous souffrons aussi de la privation de nos libertés fondamentales, sous le joug du même Régime politique.

 

Je connais bien la situation; j'ai vécu tellement d'années en prison. Je crois que si bien souvent nous ne savons pas ce que le Peuple chinois pense intimement c'est parce qu'ils n'ont pas d'espace pour s'exprimer librement. Un exemple: souvenez vous du tremblement de terre du Sichuan, en 2008. Tant de gens ont péri, en particulier une multitude d'écoliers tués dans l'effondrement de leurs bâtiments scolaires. Tandis que périssaient tous ces enfants, les bâtiments du Gouvernement eux restaient debout... En raison de la politique de l'enfant unique, de nombreuses familles ont perdu leur seul progéniture dans ce séisme. C'est très triste. Un an après, ces familles sont descendues dans les rues pour commémorer la perte de leurs enfants: mais le Pouvoir s'est mis en travers de leur chemin. On a tous vu les actualités, ces images à la télévision. On voyait des parents se faire arrêter et être empêchés de commémorer la mort de leurs propres enfants... !

 

De nombreux Gouvernements étrangers sont obligés de traiter avec la Chine, en raison de liens économiques très forts désormais. Mais j'estime que sur le long terme, leur comportement actuel avec la Chine n'est pas une stratégie pérenne: il faut absolument traiter les problèmes de violation des droits humains et des libertés fondamentales de la population.

 

Je ne dis pas que tous les Chinois sont mauvais. Je me souviens notamment d'une personne quand j'étais en prison. Il y avait de nombreux gardiens chinois. Je ne connaissais aucun d'eux. Mais un jour, alors que j'étais en train de mourir des suites des tortures, je me rappelle qu'un garde chinois m'a aidé (secrètement -ndt). Si j'ai pu me rétablir c'est grâce à lui.

Les Tibétains réclament depuis longtemps le respect de leurs libertés, en respectant des méthodes non-violentes. Mais depuis le début le Pouvoir chinois n'a eu de cesse de tenter de faire taire ces voix tibétaines. Ainsi dès que le Dalaï-lama projette de se rendre dans un pays occidental, Pékin cherche systématiquement à empêcher ce pays et d'autres à le rencontrer, en faisant pression sur les chefs d'État. Récemment en Afrique du Sud, le Dalaï-lama s'est vu refuser un visa sous les pressions chinoises; mais depuis ce pays a connu un changement à la tête de l'État, et l'Afrique du Sud a depuis souhaité la bienvenue au Dalaï-lama. Ce seul fait met en évidence les agissements du Pouvoir chinois. Voilà comment ils essaient de réduire les Tibétains au silence.

 

J'ai détaillé dans mon livre(*) tout ce que j'ai vécu au cours de mes 33 années d'emprisonnement. J'explique notamment que je ne ressens aucune haine envers les Chinois. Je n'éprouve aucun sentiment de vengeance. Je suis toujours en vie, je ne suis pas mort. Que ce soit clair, je n'éprouve aucune colère à l'encontre des Chinois. Parce que, même si je suis un novice en termes d'éducation et de pratique bouddhistes, je crois que, parmi tous les fondamentaux du Bouddhisme, je connais bien celui de la Compassion: ainsi je ne vois aucune raison d'éprouver de la colère ou de la haine envers le Pouvoir chinois pour tous les sévices qu'il m'a fait subir. Car il m'est impossible de répondre à des actes négatifs par de nouveaux actes négatifs. Ce ne serait d'aucun bénéfice pour personne. Ça ne pourrait donner lieu qu'à de nouveaux actes encore plus néfastes, avec toujours plus d'animosité et de conflits.

 

C'est pareil dans maintes situations de la vie courante: si vous réagissez négativement vous ne faites qu'accroître la négativité.
Il en va de même pour les relations entre les pays: là aussi il faut savoir pardonner et essayer de réagir de manière plus positive et constructive. Sinon on ne fait qu'envenimer les désaccords, et cela peut parfois aller jusqu'à la violence, les combats et la guerre.

 

Voilà pourquoi il nous faut parvenir à surmonter ce type de pensée. Ce n'est que mon point de vue personnel et ma façon de penser, inspirée des préceptes de base du Bouddhisme. Mais ce ne sont pas des paroles en l'air: il est pour moi essentiel de ne pas éprouver de la haine, et de ne pas me laisser envahir par la colère. Après 33 années de souffrances, 33 ans d'emprisonnement, c'est quelque chose que je suis parvenu à comprendre, et que j'ai pu mettre en pratique.

J'ai en effet besoin de prendre de la hauteur par rapport aux événements. Et ce malgré seulement 10 années d'apprentissage du Bouddhisme en tant que moine, avant d'être jeté en prison pour beaucoup, beaucoup plus longtemps que cela; et du fond de ma cellule, je ne pouvais en apprendre plus sur ma religion. Malgré tout, au cours de toutes ces années d'emprisonnement, notamment ces séances de tortures, j'ai cherché à apaiser mon esprit et à développer ma paix intérieure. Parmi les autres détenus, beaucoup de ceux qui n'ont pas survécu se caractérisaient par leur grand manque de quiétude; ils étaient rongés par la haine et la vengeance. En fait tout dépend de ce que vous ressentez intérieurement et de votre façon de gérer vos émotions.

Au cours de mes 33 ans de prison, une expérience importante a été pour moi d'essayer de réfléchir aux raisons pour lesquelles j'étais là, et de me faire réaliser combien je luttais pour la paix et la justice dans le monde, et pour que la vérité l'emporte.

Vous tous ici, venus du monde entier, vous vous préoccupez des droits de l'homme et vous chercher à améliorer la situation. Je tiens vraiment à vous remercier. Merci d'être ici et d'écouter tous les témoignages. Merci pour vos actions.
Nous sommes ici pour traiter du respect des droits humains partout dans le monde, et nous devons travailler tous ensemble pour améliorer la situation des droits de l'homme au niveau international. J'ai bon espoir et je reste confiant dans le fait que nous puissions influer sur le cours des choses et améliorer la situation.

 

Mais, le Gouvernement chinois refuse absolument d'écouter les Tibétains. Et il semble ne rester aux Tibétains pratiquement aucune possibilité pour amener la Chine à se mettre à leur écoute. C'est pourquoi nos espoirs reposent sur le soutien de la Communauté internationale. Nous avons besoin de gens comme vous et que vous continuiez votre action; il est absolument vital pour nous que les organisations internationales de défense des droits de l'homme persistent dans leur travail.

 

Après cette conférence, vous allez rentrer chez vous, et vous allez pouvoir retourner dans votre propre pays. Mais moi, où suis-je sensé aller après la conférence? Je suis réduit à l'exil en Inde. Je suis très reconnaissant envers l'Inde de m'autoriser à y résider. Je remercie aussi ce pays d'avoir accepté d'accueillir tant de Tibétains contraints de s'exiler. Mais en réalité, nous n'avons nulle part où aller. Nous n'avons plus de vraie patrie.

Alors, s'il vous plaît, veuillez oeuvrer en faveur du Tibet, afin que nous puissions tous rentrer chez nous.

Merci beaucoup.

 

Vén. Palden Gyatso

(Forum des droits de l'homme - Oslo, le 19 mai 2009)


 

 

 

Allocution de PALDEN GYATSO au Forum des Droits de l'homme à Oslo, le 19/5/2009 (*)  

Forum d'Oslo: www.oslofreedomforum.com/cgi-local/home.cgi

Ci-dessous une traduction personnelle de l'allocution de Palden Gyatso à partir de la transcription en anglais de ses propos en tibétain. Texte en anglais téléchargeable sur www.oslofreedomforum.com/speakers/palden-gyatso.html.

En complément de l'exposé de Palden Gyatso, veuillez consulter les notes en fin de texte.

 


 

(*) Notes du traducteur

 

La plupart des points abordés par Palden Gyatso dans son allocution du 19/5/2009 sont développés dans son autobiographie.

- autobiographie du Vén. PALDEN GYATSO intitulée « LE FEU SOUS LA NEIGE » (avec l'historien tibétain Tsering Shakya, édition Actes Sud, 1997, ISBN 2742713581). Dans ce livre on découvre tout le courage, l'humanité et la sagesse du Vénérable Palden Gyatso. Il y raconte son enfance au Tibet avant l'invasion chinoise, sa vie en tant que moine sous l'occupation jusqu'au premier Soulèvement des Tibétains à Lhassa en 1959, suivi de ses 33 années dans les prisons et camps de travaux forcés, ainsi que son évasion du Tibet, et sa rencontre avec le Dalaï-lama à Dharamsala (Inde) où il réside aujourd'hui.

(version anglaise: ''Fire Under The Snow'', Palden Gyatso, The Harvill Press, 1997, London).

 

- Fiche wikipedia à propos du Vén. Palden Gyatso: http://fr.wikipedia.org/wiki/Palden_Gyatso

 

- Un film documentaire ''Fire Under The Snow'' a été réalisé sur la vie de Palden Gyatso: plus d'information (en anglais) sur le site  www.fireunderthesnow.com/index.php?v=About

 

- lire aussi le témoignage exceptionnel de Mme AMA ADHE TAPONTSANG, l'une des grandes héroïnes de la Résistance tibétaine emprisonnée pendant 27 ans, d'une dignité et d'un courage hors du commun malgré tous les sévices endurés. Livre: Ama Adhe, « Voix de la mémoire, du Tibet libre à l'exil » (Propos recueillis par Joy Blakeslee; Préface du Dalaï Lama, 1999, Editeur Dangles, ISBN 2703304900). En 2010 Ama Adhe (''Mère Adhe'': surnom affectif que lui ont donné les Tibétains) travaille au Centre de Réfugiés de McLeod Ganj, en accueillant les nouveaux exilés tibétains contraints de s'échapper du Tibet.

(version anglaise: ''The Voice that Remembers: A Tibetan Woman’s Inspiring Story of Survival'', Adhe Tapontsang as told by Joy Blakeslee, Wisdom Publications, Boston, MA, 1997).

 

 

 

 

 

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